Vous, vos amis et votre couplophobie




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L’année 2012 fut une hécatombe amicale. Oui, j’ai perdu un à un, inexorablement, tous mes amis. Ces derniers ont en effet glissé du côté obscur, maléfique, satanique de la force : ils se sont mis en couple.

Oui, le couple, cette institution formidable qui transforme un individu normalement constitué en un bisounours lobotomisé, cette institution qui fait de vos plus proches ami(e)s des êtres ayant la particularité de ne plus exister, cette institution qui d’ailleurs fait de ceux-ci des suppôts de la couplomania.

Oui parce qu’après quelques expériences personnelles j’ai pu théoriser le doux passage de l’ami(e) normal(e) à l’ami(e) en couple qui peu à peu sombre du côté obscur de la couplophilie.

Tout commence lorsque le 3ème verre de mojito - celui de trop - agit directement sur les hormones de la femelle ou du mâle en chaleur qui a la chance ET le privilège d’être votre ami(e). Ce dernier va au cours d’une parade nuptiale des plus impressionnantes réussir ce que ses phéromones en folie lui crient d’effectuer : un péchotage dans les règles de l’art d’individu lambda.
Généralement après cet acte, nos ami(e)s ne passent pas à autre chose : non, ils s’attachent ces petits ingrats, comme si l’amour que vous leur apportiez n’était pas suffisant.

Ici nous entrons donc la phase deux du piège se renfermant sur les personnes chères à votre cœur, le calvaire commence : ils sont en couple.
Dans une période allant de 2 semaines à 2 mois, vos ami(e)s vont donc disparaître de votre vie. C’est ce que j’appelle la (SUSPENSE) disparition. Leurs phéromones (je mets ce mot plusieurs fois parce que je l’ai appris ce weekend end alors je rentabilise) en folie en redemandent et l’acte de procréation devient sa principale activité. Vos tentatives de contact humain en toute camaraderie ne semblent pas l’intéresser : l’individu est en rut.
Après cette période, la disparition donc, arrive l’autre période atroce dans votre vie, celle où l’individu a réussi le miracle d’être comblé tant sexuellement que psycho-affectivement parlant, il est heureux, vous parle du bonheur, du privilège, du véritable miracle affectif qui le noue avec l’autre. Je vous conseille ici d’arrêter tout contact, de ne plus espérer, ça y est vous l’avez perdu, fuyez.

Car tout de suite après va commencer le stade que je nomme le syndrome de Stockholm commutatif (les personnes ayant fait psycho niveau doctissimo et celles ayant fait droit des obligations vont comprendre cette blague. Public visé : 2 personnes), celui où il va essayer de vous rendre comme lui, et c’est là que tout bascule.

Cela commence tout doucement donc, l’individu va vous raconter la relation épanouissante qui le lie avec l’autre. Puis, pris d’un soupçon il va vous regarder, froncer les sourcils et vous demander : « Mais au fait tu vois quelqu’un toi ? ». À la réponse négative il va hocher la tête, dans son petit cerveau tout dégoulinant de niaiserie, il a un plan, il va bientôt attaquer, il faut que vous soyez comme lui. Cela commence donc par les fameux « Non mais attends, tu vas rencontrer le bon tu verras » (généralement l’envie de l’immoler par le feu en lui criant « Laisse-moi seule bordel » est à son paroxysme) histoire de déstabiliser l’adversaire (à savoir vous). Il continue sur une histoire invraisemblable traitant d'une rencontre miraculeuse incluant un être souffrant de graves problèmes sociaux avant de conclure « Tu vois si elle, elle y arrive, tu peux le faire aussi » (envie de meurtre estimée ici 13000000/10).
Votre moral est au plus bas : la naine unijambiste à moustache (oui pour les deux c’est rédhibitoire) a un mec/meuf, vous êtes achevés.

 L’individu peut donc passer à la phase 3 : l’ATTAQUE. D’abord un peu subtil, l’être lobotomisé va organiser des soirées, ou la/le meilleur(e) ami(e) de l’Etre aimé sera présent vous glissant un (non moins subtil) « Tu verras elle/il est vraiment gentil/le ». Puis, voyant que la pouliche n’a pas encore tiré le gros lot (Oui. Bon. Pardon.) on passe à la vitesse deux a.k.a celle du gourou affectif : « Alors tu en penses quoi ? Tu sais qu’il a dit que tu…euh…que tu étais gentil/le ». S’en suit alors un harcèlement moral des plus impressionnants utilisant tous les moyens possibles pour vous réunir avec l’autre, parce que c’est bien et que comme cela pour les dîners de couple-on-restera dans-la-famille.

Pour ma part, cela ne marche pas (ne jamais céder face à l’adversité est mon dicton préféré). L’ami(e) va donc finalement vous considérer comme ni plus ni moins que le rebut de la société, un être un peu à part qui a visiblement de gros problèmes psychiques et qui ne mesure pas l’aventure humaine extraordinaire que le couple peut apporter.

Si seulement on pouvait s’arrêter là… Finalement le temps faisant (je situe cette phase entre la première et la seconde –PREVIEW- année de couple) des doutes commencent à s’immiscer chez votre ami(e), et le calvaire commence, trop tard pour fuir : un jour comme cela, il vous appelle et vous parle de ses problèmes, de couple. Oui, à vous. Vous hésitez plusieurs fois de lui rappeler l’historique de vos échecs affectifs puis finalement vous dites que non, c’est la première fois qu’il vous appelle, ne s’apitoie pas sur votre sort, il souffre. Vous êtes heureux. Un temps. Puis vient les sms/mails/appels à répétition, les petits drames au quotidien (« Nan mais elle/il m’a acheté des pains au chocolat. Alors qu’elle/il sait très bien que je n’aime pas cela. Elle/Il me trompe. ») La conclusion ne varie que très peu. La fin aussi : le couple implose, vous récupérez une loque psycho-affective qui se met à pleurer devant les magasins Darty (« C’était son magasin préféré tu comprends ? », «Tu crois qu’elle/il pense à moi ? », « Non mais j’en ai terminé avec cette merde »).

Vous en avez pour approximativement un an, puis c’est reparti.

Mon conseil, n’ayez pas d’amis, fuyez les humains et résistez, nous finirons peut être par vaincre. 

Mardi confession musique

Comme dit Schwazy "[We] will be back" (oui il fait un film cette semaine, alors au dt hz on lui rend un HOMMAGE) (pardon pour le suicide occulaire que votre rétine menace de faire je n'ai pas pu m'en empêcher), la playlist du mardi REVIENT.

Nous vous avions laissé les oreilles orphelines, votre youtube chancelant et les mains tremblantes mais rassurez vous, nous allons redevenir copains musicaux.

Que mettre donc dans notre playlist?



Eurydice :



En numéro un de ces vacances je me suis lancée dans le visionnage quasi constant des Chew Lips, des amis les ont vu à Londres ("la chanteuse était trop bonne"), les ont aimé (je cite "la chanteuse est trop bonne") et m'ont conseillé chaudement le visionnage youtube ("vas'y la chanteuse est trop bonne") (résolution 2013: changer d'amis).



En numéro deux il s'agit de Wanda Jackson, et son Funnel of Love qui m'a permis d'entrer dans le monde fermé du rockabilly (j'ai même écouté des radios spécialisées d'ailleurs) et bien j'aime bien (oui DOUCEMENT je n'ai pas fait de sieste mon activité cérébrale est acuellement proche du niveau 0)



En numéro trois, ceci est un remix de Florence and the Machine que je trouve étrangement bien, rien de très nouveau cette semaine mais bon...LA PLAYLIST REVIENT ALORS ON VA PAS SE PLAINDRE NON PLUS (résolution 2013: continuer de me rendre à la conférence "comprendre et gérer sa colère")





Mars :


EN CE QUI ME CONCERNE bon, je vais faire court et concis car aujourd'hui 23 janvier c'est MON ANNIVERSAIRE (gros clin d'oeil). Donc voilà. Merci.
Et je suis quand même là pour vous, bref bref passons :
Je doute faire de longs développements pour chacun des titres que je vais vous présenter, je me repasse en boucle, en ce moment, les Black Angels dont j'ai déjà parlé, les Growlers dont j'ai déjà parlé, et John Talabot donc je n'ai peut être pas parlé mais fuck it (pour la petite histoire, j'ai connu par Cillian, ami que je me suis fait en Irlande, en squattant chez lui avec du whisky jusqu'à 8h du matin en sortant de bar).







Bonne fin de semaine, donc, et je le redis, mais C'EST MON ANNIVERSAIRE AUJOURD'HUI.

Pourquoi faut-il courir aller voir les Brooklyn Brothers?



Je vous l’avoue tout de suite, je suis quelques fois un cliché. J’aime les films indépendants où les personnages tous les plus névrosés les uns que les autres se déchirent lentement devant nos yeux. 

Rien que l’affiche du film The Brooklyn Brothers rentre parfaitement dans la catégorie « Je suis une film indépendant venez m’aimer ».

Et pourtant les amis (en toute objectivité)(vous me connaissez maintenant), c’est vraiment un très bon film.

Le résumé est plutôt simple : Alex est un musicien dont la particularité est d'avoir une vie de merde. Sa musique ne marche pas, il s’est fait viré de trois groupes en un an, sa meuf le quitte, il travaille dans un agence immobilière toute nulle et se fait harceler moralement par ses collègues. Pour couronner le tout il frappe un enfant handicapé alors qu’il jouait dans son école. Il rencontre alors Jim musicien flippant qui fait de la musique uniquement avec des jouets d’enfants, ce dernier lui propose de monter un groupe et de partir dans un road trip à travers les Etats Unis.



Pourquoi ai-je aimé? Déjà parce que le personnage principal est un dépressif tendance loque zombie, il passe la plupart de son film à pleurer et à avoir une vie de merde. Et pourtant là où d’autres arriveraient sans trop de difficultés à rendre le personnage absolument insupportable Ryan O’Nan (acteur et réalisateur) réalise l’exploit de le rendre attachant, touchant, et le spectateur loin de rejeter le personnage s’y attache et s’identifie même totalement à lui.

La seconde raison est sans aucun doute la musique un peu folk barré puisque l’acolyte de Ryan utilise des jouets pour enfant, ce qui donne un son particulier et finalement les chansons deviennent vraiment addictives (j'écoute la BO en boucle depuis hier soir) (mais cela doit être mon côté obsessionnel).

Mais ce que j’ai le plus aimé c’est l'anti-discours américain développé. Là où d’autres développeraient la fameuse phrase américaine « Quand on veut, on peut» les personnages sont totalement lucides, ils ne sont pas là pour avoir du succès, ils sont ici pour jouer. C’est tout,  ce qui nous amène à LA phrase culte du héros devant des américains typiquement WASP: jouer devant 6 ou voir même 7 personnes et ce qu’il préfère dans la vie. Le film ne parle pas de leur succès fulgurant non mais d’une rencontre entre deux être tout aussi paumés qui vont apprendre à jouer ensemble et faire de la musique ensemble.

Ce que j’ai donc le plus aimé dans ce film c'est l'absence de cette morale de la win donnant au film un prétendue portée philosophique typiquement américaine mais plutôt l'évacuation cette pensée. Le film n'est rien d'autre qu'une bonne comédie, attachante, un road trip cheap avec des personnages tout aussi paumés les uns que les autres.

Il faut donc aller voir ce film, une pépite, un divertissement qui s’assume, il ne joue (à Paris du moins) que dans deux cinémas, dont le Studio Galande et étant donné que nous étions deux dans la salle, je doute qu’il va le rester bien longtemps et c’est vraiment dommage. 

Je me propose encore une fois d'être une accompagnatrice, oui je sais je l'ai déjà fait pour la Comédie Française mais 1) c'est moins cher 2) avoir des places au Studio Galande relève moins du parcours du combattant.

P.S: pour ceux que cela intéresserait je n'ai pas trouvé les leggings mais j'ai le plaisir de vous annoncer qu'en revanche je suis l'heureuse détentrice d'une micro jupe à sequins noirs (je suis une fille très classe) (si vous voulez faire des street style avec moi vous allez voir on va bien rigoler).